
Affiché : Le 14 mars 2008 @ 10:00
Moya Greene voit rouge : Le STTP reçoit un avis aux termes de la Loi sur la diffamation
J’estime qu’il est prudent d’informer les membres que j’ai reçu une lettre du cabinet d’avocats Torys, qui représente Moya Greene. Cette lettre signifie au STTP et à moi, aux termes de la Loi sur la diffamation,« [traduction] que le message intitulé ‘Moya se trouve un deuxième emploi chez Tim Hortons’, qui est affiché sur le site Web du STTP, est diffamatoire à l’endroit de Mme Greene. »
Les avocats de Mme Greene demandent au Syndicat « de retirer le message du site Web et de s’abstenir de faire circuler ce message. »
Je ne vois vraiment pas pourquoi qui que ce soit pourrait croire que le message sur mon blogue est diffamatoire.
Une satire sociale? Oui.
Une critique légitime des activités d’une haute fonctionnaire du secteur public? Peut-être.
Une réaction tout à fait compréhensible à certains problèmes en milieu de travail? Absolument.
Des propos diffamatoires? Non.
Lisez vous-mêmes le message en question. Il est reproduit ci-dessous.
Le Syndicat n’a aucunement l’intention de l’enlever du site Web.
Affiché : Le 25 février 2008 @ 15:40
Moya se trouve un deuxième emploi chez Tim Hortons
Assurer la gestion d’un service postal public est un emploi à plein temps. Ou du moins, ça devrait être le cas. Alors comment la présidente-directrice générale de Postes Canada peut-elle avoir le temps d’occuper un emploi à temps partiel chez Tim Hortons? Et pourquoi accepterait-elle un tel poste?
Comme vous vous en doutez, Moya Greene ne travaillera pas au comptoir à vendre du café et des beignes et à encourager les gens à « dérouler le rebord pour gagner ». La présidente-directrice générale de Postes Canada a plutôt été nommée récemment au conseil d’administration de Tim Hortons. Personnellement, j’aurais cru qu’en tant que présidente de Postes Canada, elle avait amplement de travail pour se garder occupée. Ce n’est quand même pas une mince tâche que de gérer une société d’État de plusieurs milliards de dollars qui emploie plus de 65 000 personnes et fournit un service postal à plus de 30 millions de clients. J’aurais cru aussi qu’elle était déjà très bien payée et qu’elle n’avait pas besoin de se trouver un deuxième emploi.
En fait, je suis pas mal certaine que son salaire est plus que suffisant et que sa charge de travail requiert beaucoup plus que huit heures par jour, cinq jours par semaine. Alors, pourquoi accepter de siéger au conseil d’administration de Tim Hortons? Des esprits curieux veulent savoir. Et les membres du STTP ont quelques idées là-dessus. J’ai reçu une masse de courriels de la part de travailleurs et travailleuses des postes qui désiraient me faire part de leur théorie à ce sujet. Parmi tous les courriels que j’ai reçus, j’ai sélectionné mes 10 théories préférées pour expliquer pourquoi la présidente-directrice générale de Postes Canada a accepté un poste au conseil d’administration de Tim Hortons.
10. Elle (ou son chauffeur) ne veut pas avoir à faire la queue pour acheter son café le matin.
9. Elle désire réduire le budget du programme d’engagement des employées et employés de Postes Canada en utilisant le rabais sur l’achat de beignes auquel elle aura droit en tant qu’employée de Tim Hortons.
8. Elle veut que chaque lieu de travail de Postes Canada ait son propre comptoir Tim Hortons (comme le centre principal d’acheminement de Mississauga et le siège social de Postes Canada).
7. Elle veut que tous les facteurs et factrices puissent prendre leur repas en cours d’itinéraire dans un Tim Hortons (selon la rumeur, une entente aurait d’ailleurs été conclue à cette fin à l’échelle nationale entre Tim Hortons et Postes Canada).
6. Elle désire obtenir des conseils pour mieux franchiser Postes Canada.
5. Elle pourra ainsi installer des franchises postales dans chaque succursale de Tim Hortons (ou encore installer des franchises de Tim Hortons dans les quelques comptoirs de vente au détail qui n’ont pas encore été franchisés).
4. Elle veut des idées pour créer de nouveaux uniformes épatants à l’intention des commis de la vente au détail.
3. Elle désire emprunter les travailleuses et travailleurs temporaires de Tim Hortons et les affecter aux itinéraires de FFRS vacants en Alberta.
2. Elle veut déréglementer l’industrie du beigne.
1. Elle pourra ainsi continuer de donner des miettes (ou des trous de beignes) aux membres FFRS dans le cadre des négociations collectives.