Avril 2009
Affiché : Le 15 avril 2009
Un autre monde est possible : C’est à nous d’y voir!
La crise que nous vivons actuellement a permis de démontrer clairement que le capitalisme s’oppose aux droits sociaux des peuples du monde, c’est-à-dire le droit à l’alimentation, à l’emploi, à un revenu décent, à une répartition égalitaire des revenus, à la santé et à un environnement viable. Qu’a fait le G-20 pour garantir ces droits? Que ressort-il de cette rencontre des dirigeantes et dirigeants des 20 pays les plus puissants du monde?
Pas grand-chose. On a demandé aux banques d’être un peu plus transparentes, aux paradis fiscaux de se faire un peu plus discrets dans le blanchiment d’argent; on a tapé sur les doigts des PDG des grandes entreprises en leur disant de ne pas toujours mettre les mains dans la caisse. Et on a couronné le tout en doublant les sommes disponibles pour le Fonds monétaire international (FMI). Trois petits tours de pistes pour les dirigeantes et dirigeants des pays industrialisés, une belle parade médiatique et le tour est joué. Chacun s’en retourne chez soi, content d’avoir fait l’histoire.
Affiché : Le 1er avril 2009
« Sans les bas salaires, il n’y aurait pas de libre-échange »
C’est ce que le sénateur colombien Jorge Enrique Robledo est venu nous dire la semaine dernière dans le cadre d’une rencontre pour dénoncer l’accord de libre-échange entre la Colombie et le Canada. Et il a raison! La base de tous ces accords est l’échange inégal. L’échange inégal entre les pays développés industriellement et les autres.
Cette vérité économique est la base sur laquelle le STTP s’appuie pour s’opposer au libre-échange, et ce, depuis le début des années 1980. Nous avons été contre l’Accord de libre-échange entre les États-Unis et le Canada (ALE), contre l’Accord de libre-échange nord américain (ALÉNA), contre la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA) et contre tous les accords bilatéraux initiés par le Canada. Tous ne sont que des outils aux mains des entreprises multinationales pour s’implanter dans les pays en développement, pour voler leurs ressources naturelles et pour exploiter directement les travailleuses et travailleurs de ces pays.