
Affiché : Le 1er avril 2009 @ 16:20
« Sans les bas salaires, il n’y aurait pas de libre-échange »
C’est ce que le sénateur colombien Jorge Enrique Robledo est venu nous dire la semaine dernière dans le cadre d’une rencontre pour dénoncer l’accord de libre-échange entre la Colombie et le Canada. Et il a raison! La base de tous ces accords est l’échange inégal. L’échange inégal entre les pays développés industriellement et les autres.
Cette vérité économique est la base sur laquelle le STTP s’appuie pour s’opposer au libre-échange, et ce, depuis le début des années 1980. Nous avons été contre l’Accord de libre-échange entre les États-Unis et le Canada (ALE), contre l’Accord de libre-échange nord américain (ALÉNA), contre la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA) et contre tous les accords bilatéraux initiés par le Canada. Tous ne sont que des outils aux mains des entreprises multinationales pour s’implanter dans les pays en développement, pour voler leurs ressources naturelles et pour exploiter directement les travailleuses et travailleurs de ces pays.
Enfin, les spécialistes reconnaissent que « Le problème, aujourd'hui, c'est de mettre en concurrence des pays qui ont un niveau de salaires élevé avec des pays où les salaires sont très bas et où il n'y a aucune protection sociale. » (Le Devoir , le 29 mars 2009)
Si nous voulons construire un autre monde, à la mesure des aspirations de la classe ouvrière, de la société civile et de tous leurs alliés, nous devons continuer à mener la lutte contre tous les accords de libre-échange néolibéraux.
C’est pourquoi nous devons bloquer l’Accord entre la Colombie et le Canada.
Un autre monde est possible et nous y travaillons.