
Affiché : Le 15 avril 2009 @ 13:45
Un autre monde est possible : C’est à nous d’y voir!
La crise que nous vivons actuellement a permis de démontrer clairement que le capitalisme s’oppose aux droits sociaux des peuples du monde, c’est-à-dire le droit à l’alimentation, à l’emploi, à un revenu décent, à une répartition égalitaire des revenus, à la santé et à un environnement viable. Qu’a fait le G-20 pour garantir ces droits? Que ressort-il de cette rencontre des dirigeantes et dirigeants des 20 pays les plus puissants du monde?
Pas grand-chose. On a demandé aux banques d’être un peu plus transparentes, aux paradis fiscaux de se faire un peu plus discrets dans le blanchiment d’argent; on a tapé sur les doigts des PDG des grandes entreprises en leur disant de ne pas toujours mettre les mains dans la caisse. Et on a couronné le tout en doublant les sommes disponibles pour le Fonds monétaire international (FMI). Trois petits tours de pistes pour les dirigeantes et dirigeants des pays industrialisés, une belle parade médiatique et le tour est joué. Chacun s’en retourne chez soi, content d’avoir fait l’histoire.
Dans les faits, on a agi de manière à ce que tout reste pareil. On remplace le capitalisme par plus de capitalisme. Comme le dit l’adage : « le capitalisme est mort, vive le capitalisme ». Aucune mesure concrète n’a été proposée pour aider directement les travailleuses et travailleurs ni pour lutter contre la pauvreté. On se rend compte encore une fois que « le profit passe avant le bien-être des personnes ».
Alors le changement ne viendra pas d’en haut. Il viendra de nous, de notre implication en tant que travailleuses et travailleurs, en tant que citoyennes et citoyens. À la lumière de cette crise, nous devons repenser les bases sur lesquelles reposent la société et le commerce. C’est l’occasion d’une réflexion sur le type de société que nous voulons construire. En tant que syndicalistes, nous devons participer activement à ce processus de réflexion et de changement. UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE, NOUS DEVONS Y TRAVAILLER.