Affiché : Le 29 octobre 2009 @ 14:35
« Parfois, des excuses ne suffisent pas »
Voici l’intervention que j’ai faite le 29 octobre dernier lors de la conférence de presse tenue en appui à la campagne nationale pour la défense des droits des Autochtones lancée par l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC).
« Le STTP se joint aux autres syndicats pour demander au premier ministre Harper de prendre des mesures concrètes en faveur des peuples autochtones. Le STTP est déçu que les excuses historiques du premier ministre Harper à l’endroit des survivants des pensionnats autochtones n’aient pas été suivies d’actions concrètes.
Le STTP exige que le gouvernement Harper :
- Prenne des mesures véritables pour veiller à ce que les peuples autochtones ne demeurent pas dans la pauvreté;
- Agisse dès maintenant pour régler la crise de l’eau qui sévit dans de nombreuses réserves autochtones. Il est scandaleux qu’un grand nombre de collectivités autochtones doivent faire bouillir leur eau, et ce, quotidiennement et pendant de longues périodes;
- Signe la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Les travailleuses et travailleurs des postes sont furieux et gênés de voir le Canada parmi les quelques pays dans le monde qui n’ont pas signé la déclaration.
Le premier ministre devrait aussi prendre position en faveur des services postaux destinés aux collectivités autochtones. Le gouvernement a récemment rendu public le « Protocole du service postal canadien » qui promet que 98 % des Canadiennes et Canadiens auront accès à des services postaux dans un rayon de 15 kilomètres de leur domicile. Il incombe au gouvernement de veiller à ce que Postes Canada offre des services postaux adéquats aux réserves autochtones éloignées. Par exemple, le STTP sait que la Première nation du lac Constance était dépourvue de services postaux depuis novembre 2008 et que les membres de la collectivité devaient parcourir un trajet aller-retour de 80 kilomètres pour aller ramasser leur courrier. De nombreuses autres collectivités autochtones sont aux prises avec une situation semblable.
Pour aider à mettre fin à la pauvreté qui afflige les peuples autochtones, des entreprises comme Postes Canada pourraient prendre de véritables mesures pour accroître le recrutement et favoriser le maintien en poste des travailleuses et travailleurs autochtones.
Le mouvement syndical sait que tant que les peuples autochtones vivront dans la pauvreté et tant qu’ils n’auront pas accès à de l’eau potable, personne ne pourra être totalement libre et égal. »
La lutte continue.