Affiché : Le 26 novembre 2009 @ 11:30
Soyons solidaires du peuple tamoul
Une manifestation a eu lieu le samedi 21 novembre dernier, à Toronto, pour exiger du gouvernement sri lankais qu’il abolisse les camps de détention. Invité à prendre la parole, j’ai fait l’intervention suivante :
« Membres des familles tamouls, amis du peuple tamoul, consœurs et confrères :
Il est important d’être ici aujourd’hui parce que nous savons que la justice doit prévaloir et qu’elle prévaudra. Nous savons combien il est important de défendre les droits de la personne et combien il est essentiel d’être forts et unis dans cette lutte.
- Au Sri Lanka, 600 prisonniers politiques tamouls croupissent dans les prisons sans qu’aucune enquête ne soit faite à leur sujet ou sans qu’aucune accusation ne soit portée contre eux devant les tribunaux et cette situation indigne le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes.
- Selon Human Rights Watch, il y a plus de 264 000 personnes déplacées au Sri Lanka et cette situation inquiète le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes. Ces personnes sont confinées dans des camps de détention où les conditions de vie sont horribles à cause de la surpopulation, du manque d’installations et de l’absence de soins médicaux.
- Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes trouve très préoccupant les nombreux cas de disparition de Tamouls. Ces personnes sont placées en détention en violation des lois du Sri Lanka et sans que les familles n’en soient avisées. On rapporte aussi des cas d’exécution sommaire.
Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes croit au principe fondamental selon lequel les droits de la personne s’appliquent à tous sans exception et ils doivent être respectés.
- Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes craint que le gouvernement du Sri Lanka ne mette en place des réformes en vue de s’approprier les terres qui appartiennent aux Tamouls.
- Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes est très préoccupé du fait que le gouvernement sri lankais appose l’étiquette de terroristes à tous les Tamouls qui ont fui le pays. C’est pourquoi nous avons écrit une lettre à Jason Kenney, ministre de l’Immigration, dans laquelle nous exigeons que les ressortissants tamouls arrivés depuis peu en Colombie-Britannique à bord de l’Ocean Lady soient remis en liberté et qu’on leur remette le statut de réfugié.
Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes a une politique qui porte sur la solidarité ouvrière internationale. Cette politique indique clairement notre opposition à l’abolition des droits démocratiques des peuples. L’application concrète de cette politique exige que le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes soit solidaire de votre lutte aujourd’hui, demain et jusqu’à ce que le peuple Tamoul et tous les autres peuples de la terre soient libres. »
La lutte continue.