Affiché : Le 5 mars 2010  @ 14:00

Tout au libre marché

La reprise des activités de la Chambre des communes est un bon moment pour reprendre la rédaction du Bloc-notes. Et comme moi, vous avez suivi avec attention le discours du Trône et la présentation du budget fédéral. Aucune surprise! Nous connaissons toutes et tous l’approche du gouvernement Harper : celle du laissez-faire et de la confiance dans le libre marché.

Encore une fois, on parle de réduire la taille de la fonction publique. Pour Harper, moins un gouvernement en fait, mieux c’est! On connaît le résultat de cette idéologie : plus de 500 000 travailleuses et travailleurs ont perdu leur emploi au pays depuis le début de la crise financière. Et on fait confiance au secteur privé pour la relance! Pour manifester cette confiance, on lui donne un cadeau de plus de 450 millions de dollars en annulant les droits de douane sur les produits étrangers entrant dans le processus de fabrication des produits manufacturés. Les petits amis du gouvernement vont empocher cet argent sans mot dire et sans créer le moindre emploi.

Et par en arrière, le ministre Flaherty annonce une augmentation du taux de cotisation à l’assurance-chômage. Les recettes du régime d’assurance-emploi augmenteront ainsi de 60 % durant les cinq prochaines années. Souvenons-nous de ce que le gouvernement Harper a fait du surplus de 50 milliards de dollars des années antérieures : il s’en est servi pour éponger le déficit. Alors, que fera ce gouvernement des surplus qui resteront une fois les dépenses courantes du régime assumées? Il s’en servira pour rembourser le déficit accumulé durant la récession. Encore une fois, ce seront les travailleuses et les travailleurs d’aujourd’hui et de demain qui paieront les coûts d’une récession économique dont nous ne sommes pas responsables.

Et on sait déjà que ce budget va être adopté! C’est dans des situations comme celle-là que nous constatons que pour nous, travailleuses et travailleurs, la seule façon d’améliorer notre sort, c’est par la lutte quotidienne.

La lutte continue.

 

scfp 1979 / sepb 225